Je ne veux pas être comme tout le monde. Je ne veux pas habiter dans un immeuble boîte. Je ne veux pas prendre ce putain de bus dans 10 ans et m'arrêter dans ce quartier. Je ne veux pas.
Je ne veux pas fêter mes trente ans dans un cube, avoir un mari bedonnant qui me siffle pour m'appeler et des gamins à moitié idiots qui bavent dans leur poussette. Je ne veux pas être le symbole de la déchéance de l'espèce humaine, avec des traits lourds et marqués comme si j'avais travaillé à la mine toute ma vie. Je ne veux pas faire comme lui, et pleurer tout mon soûl dans ce putain d'autobus en racontant mes problèmes à une gamine de cinq ans complètement effarée.
Je ne veux pas finir au stade de déchet humain, fumer clope sur clope en attendant mieux, toujours attendre que ça me tombe dessus sans jamais me prendre par la main. Je ne veux pas que les gens se retournent sur mon passage avec une expression de pitié mêlée à du dégoût. Et dire qu'ils pensent être comme tout le monde. Et qu'ils s'en contentent. Et que ça les réconforte, même.
Ne pas sortir du lot, écouter les mêmes conneries que le reste de la planète, parler de la vie palpitante d'Eve Angeli et de la possible réincarnation du King.
Acheter des jeux de tarot et croire que sa vie se résume à des cartes. Rechercher des infos sur l'oracle de Belline et penser qu'ainsi on pourra vraiment prédire quelque chose. S'intéresser à des trucs qu'on n'aura jamais et devenir incollable sur des sujets aussi futiles qu'insaisissables. Se prendre pour une star en achetant un karaoké, chanter du mélo dégoulinant devant les parents ébahis par tant de talent insoupçonné. Se maquiller comme une pétasse pour camoufler sa banalité et parler comme un bègue des cités en croyant être une bad girl total révoltée. Croire qu'on est unique parce qu'on porte une ceinture D&G contrefaite et qu'on télécharge les titres de Sheryfa Luna illégalement.
Je ne veux pas finir au stade de déchet humain, fumer clope sur clope en attendant mieux, toujours attendre que ça me tombe dessus sans jamais me prendre par la main. Je ne veux pas que les gens se retournent sur mon passage avec une expression de pitié mêlée à du dégoût. Et dire qu'ils pensent être comme tout le monde. Et qu'ils s'en contentent. Et que ça les réconforte, même.
Ne pas sortir du lot, écouter les mêmes conneries que le reste de la planète, parler de la vie palpitante d'Eve Angeli et de la possible réincarnation du King.
Acheter des jeux de tarot et croire que sa vie se résume à des cartes. Rechercher des infos sur l'oracle de Belline et penser qu'ainsi on pourra vraiment prédire quelque chose. S'intéresser à des trucs qu'on n'aura jamais et devenir incollable sur des sujets aussi futiles qu'insaisissables. Se prendre pour une star en achetant un karaoké, chanter du mélo dégoulinant devant les parents ébahis par tant de talent insoupçonné. Se maquiller comme une pétasse pour camoufler sa banalité et parler comme un bègue des cités en croyant être une bad girl total révoltée. Croire qu'on est unique parce qu'on porte une ceinture D&G contrefaite et qu'on télécharge les titres de Sheryfa Luna illégalement.
Oui, croire qu'on est unique. Qu'il n'y a pas deux personnes comme nous.
En effet, il n'y en a pas deux. Il y en a des centaines.
Je sais pertinemment ce que je ne veux pas. Quant à ce que je veux, on verra au fur et à mesure. Si je vis dans une boîte bétonnée pour clones...ou pas.
On a dit un jour en marchant, comme ça, pour tester notre franglais qui commence à devenir assez bon, que "We are unickle".
PROUVONS-LE.
PROUVONS-LE.



